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01/04/2017

Conseil du mois – Le dispositif #JeunesàFontenay

Depuis le début de l’année 2016, et conformément à un engagement municipal activement porté par Nora Saint-Gal, élue déléguée à la Jeunesse et aux sports, la ville de Fontenay-sous-Bois (94) a engagé le projet #jeunesafontenay, visant au recueil de la parole des 11-30 ans de la ville afin de les associer à la mise en place des politiques publiques de la ville.jeunesafontenaylogoQuelle forme ?

Pour commencer, des rencontres avec des professionnels, des élus, des jeunes, des agents territoriaux, des associations et des institutions ont été organisées pour dresser un état des lieux de la jeunesse Fontenaysienne. Et cerner les attentes et besoins prioritaires des jeunes. Suite à cela, un calendrier de rencontres, de rendez-vous, de débats, construits sous différents formats, abordant différents sujets et ayant pour objectif de recueillir la parole des jeunes ont été mis en place.

G selfiesIl a été demandé que nous ayons une vigilance particulière à ce que les filles et les garçons soient entendus de façon égale. Selon les formats de rencontres, et les lieux, cette mixité pouvait être très variable, néanmoins nous l’avons équilibrée. Ce point d’attention est également valable pour la représentativité de jeunes de la ville en fonction de leurs quartiers de résidence. Ne pas privilégier de « catégories » de jeunes, mais bien s’assurer de la prise en compte de la diversité de leurs parcours, de leurs attentes et besoins, de leurs modes d’appropriation de la ville.

Quelle tranche d’âge ? Quelle mixité des publics ?

De l’âge de l’entrée au collège jusqu’à l’âge estimé moyen de la prise d’autonomie (11-30 ans). Mais rien n’est trop figé. On peut avoir 25 ans et être autonome (logement, emploi…) ou 35 ans et avoir encore besoin d’un accompagnement. Il a été souhaité que nous écoutions aussi les plus vulnérables, ceux qu’on ne croise jamais, ceux qui ne sont inscrits nulle part mais qui ont le même droit de parole que les autres. Mais aussi ceux issus de milieux favorisés. Ainsi à travers ces différents formats, nous avons pu avoir une vraie diversité de jeunes et déboucher sur une soixantaine de propositions pour améliorer la ville.

 

Quel fonctionnement ?

La réussite de ce projet réside dans la combinaison de plusieurs éléments indispensables et complémentaires : une coordination technique massive, un recrutement à temps plein, un accompagnement stratégique et un portage et un soutien politique fort.

A rencontre maire-déléguésEn effet, le chef du service municipal de la Jeunesse, Frederic Ponticelli, ainsi que l’ensemble des 35 agents rattachés ont porté cette démarche. Il a de plus été nécessaire de recruter une cheffe de projet, qui s’est révélé être indispensable pour une démarche d’une telle ampleur. Enfin, la ville a été accompagnée tout au long de la démarche de diagnostic et de recueil de la parole des jeunes par la SCOP Développements et Humanisme. Mais ce sont plus d’une dizaine de services municipaux qui ont intégré les instances de concertation et les instances techniques du projet. Les animateurs jeunesse sont souvent les premiers interlocuteurs locaux des jeunes et ils sont donc sollicités pour mobiliser et sensibiliser les jeunes à la démarche. Mais plus généralement, tous les acteurs jeunesse du territoire (éducateurs, informateurs jeunesse, enseignants, associations) ainsi que certains élus, lors de comités pilotage réguliers, contribuent à l’adhésion des jeunes dans la démarche de consultation et de prise de parole.

 « Tout le monde parle beaucoup des jeunes mais peu de gens les écoutent vraiment. A Fontenay, nous voulons leur donner la parole et nous acceptons qu’ils nous interpellent, qu’ils bousculent nos certitudes » Nora Saint-Gal, élue déléguée à la jeunesse et aux sports

Les actions phares ?

C rencontre de la jeunesse 2Depuis le lancement de #jeunesafontenay différentes actions ont donc pu être menées :

Des rencontres entre les délégués d’élèves des collèges et lycées de la ville et le Maire autour de questions préparées en amont et qui concernent leur quotidien dans la ville (transports, loisirs, sécurité…) ;

Des rencontres entre les jeunes des quartiers et le Maire autour des problématiques locales, des relations avec la police, de l’emploi et de la participation citoyenne ;

Des questionnaires, diffusés sur toute la ville pour cerner les thématiques les plus importantes pour les jeunes ;

Des forums de discussion autour de l’emploi ;

Des portraits vidéo et des interviews web radio lors des grands rendez-vous municipaux ;

Retrouvez la vidéo réalisée à partir des micros-trottoirs et les pastilles radio ici !

Les rencontres de la jeunesse : une journée de mutualisation et de débats autour de tables rondes thématiques ou jeunes et professionnels ont pu librement échanger afin de construire ensemble un ensemble de propositions visant à repenser les politiques municipales à destination de la jeunesse ;

Une soirée de Vœux à la jeunesse (une première en France) lors d’un évènement festif, illustrant l’intérêt que la ville porte à sa jeunesse.

E voeux à la jeunesse

La soirée “Voeux à la jeunesse” était parrainée par Kery James

Les élus/les services ont-ils consulté les jeunes sur les projets de la collectivité ?

D rencontres de la jeunesseOui, à chaque rencontre avec les jeunes, le Maire ou les élus étaient présents, pour faire le bilan de certains projets ou actions passés, mais surtout pour dresser les pistes d’amélioration à venir, pour réfléchir à la meilleure façon de donner aux jeunes une vraie place dans la ville.

Quelles échéances au calendrier 2017 ?

L’ensemble des propositions faites par les jeunes pour améliorer et repenser les politiques jeunesse a été retravaillé, reformulé lors de groupes de travail thématiques associant les professionnels concernés par cette thématique logement, santé, emploi, accompagnement scolaire, pratiques culturelles, pratiques sportives, lutte contre les discriminations et Agir, se Faire entendre).

Nous avons donc rédigés un ensemble d’actions, qui seront soumises aux élus afin qu’ils déterminent et valident celles qu’ils retiendront pour une mise en œuvre effective lors de la mandature actuelle. Ces actions seront présentées à la population au mois de juin 2017 sous forme d’un plan d’action en faveur de la jeunesse.

Quels outils de communication?

F selfies3Le projet a bénéficié d’un fort appui municipal pour mettre en avant la démarche. Outre la communication municipale « classique » (journal municipal, site web de la ville), nous nous sommes beaucoup servi des réseaux sociaux et des multimédias, notamment en créant une sorte de « buzz » en postant régulièrement des portraits de jeunes, donnant leur avis sur la ville. Nous avons aussi lancé un concours de selfies à poster sur les réseaux sociaux avec le hashtag #jeunesafontenay.

De plus, nous avons voulu que notre démarche soit associée à un visuel, un logo rapidement identifiable sur l’ensemble des outils de communication concernant le projet.

 De plus, nous avons constaté que la multiplication du nombre de rencontres, ou d’évènements sur lesquels nous étions présents, a favorisé le bouche à oreille.

Aujourd’hui, peu de jeunes fontenaysiens ignorent que la ville a souhaité lancer cette grande démarche de consultation. Et tous seront sensibles à la proposition de plan d’action en faveur de la jeunesse qui sera présenté en juin.

Le projet a-t-il évolué depuis sa création ?

Le projet n’a cessé d’évoluer depuis sa mise en place. Deux options avaient été choisies dès le début, celle d’un événement en « one shot », après la phase de diagnostic. Et celle d’un calendrier de rencontres sur quelques mois permettant d’avoir suffisamment de contenus pour réorienter certaines politiques en faveur de la jeunesse.

C’est cette option qui a été retenue, mais le nombre de rencontres a finalement été revu à la hausse, suite au constat d’un bon dynamisme, mais également afin d’être fidèle à l’un des engagements fondamental de la démarche, celui de rencontrer le plus de jeunes possibles, dans leur diversité. Nous nous sommes donc laissé le temps, celui de s’assurer que la démarche s’inscrive dans les consciences, mais aussi celui des services et des partenaires qui ont été toujours plus nombreux à vouloir participer à ce projet.

Propos recueillis auprès de Sarah Jesu, Cheffe de projet #JeunesaFontenay

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