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Les publics

Il n’y a pas d’âge pour participer.

Les jeunes engagés dans les conseils ont de 7 à 25 ans.

Quel que soit leur âge, les enfants et les jeunes ont des choses à dire ! Lors des congrès de l’Anacej, il n’est pas rare de voir des enfants prendre la parole en séance plénière devant 500 personnes…

Et, chaque “âge” révèle sa vision de la ville, ses besoins. A chaque “âge”, on construit sa citoyenneté dans sa relation à l’autre et en prenant part à la construction de son environnement.
Dans les conseils, les méthodes d’animation sont à adapter en fonction de l’âge des jeunes conseillers. L’accompagnement de la part de l’adulte sera différent selon que l’on travaille avec des enfants, des adolescents ou de jeunes adultes.

Après 18 ans, les jeunes peuvent encore participer à un conseil. Les jeunes adultes voient dans ces conseils de formidables opportunités de s’engager collectivement et de compter dans la vie publique locale.

Les enfants

Le mouvement des conseils a vraiment démarré avec les conseils d’enfants. C’est pour cela que le conseil d’enfants de Schiltigheim dans le Bas-Rhin, créé en 1979, à l’occasion de la célébration de l’année de l’enfance est considéré comme “le premier conseil”.

La transformation dans les années soixante du regard des adultes sur les enfants est en grande partie à l’origine des conseils.
Un dialogue entre enfants et élus locaux ne pouvait pas, en effet, se concevoir, il y a une quarantaine d’années. Aujourd’hui, l’enfant est considéré comme un être humain à part entière, capable de penser et d’exprimer sa perception du monde.

Les actions des conseils avec des plus jeunes montrent qu’ils ont leur mot à dire et leur place dans la cité. Pour exemple : les actions du CME de Dijon (21) pour limiter les déchets et sensibiliser au tri, une action anti-vitesse à Pontivy (56), ou encore une journée “connaissance du handicap” à Cachan (94).

Les jeunes

Dans les années 90, les conseils avec des adolescents se sont multipliés.

Cela correspond à une période où les élus locaux ont souhaité renouer le dialogue avec la jeunesse de leur collectivité.

À la différence des conseils d’enfants, ces conseils sont souvent mis en place à la demande des jeunes qui ont exprimé un manque d’écoute de la part de la mairie ou ont souhaité la création d’un dispositif pour les jeunes après le conseil d’enfants.

Autre particularité : les jeunes participent en général à l’élaboration du projet de conseil comme à Rungis (94) en région parisienne.

Le principe, le fonctionnement, l’accompagnement des adultes etc., sont en effet souvent discutés et partagés entre jeunes et adultes.

Jeunes majeurs

Majeurs, mais pas encore “adultes”, ces jeunes veulent participer à la vie publique.
Mais, ils se sentent quelquefois mal à l’aise dans les structures associatives ou politiques et peuvent en être exclus du fait même d’un fonctionnement inapproprié, du peu de “place” qu’il leur est laissé.Des villes proposent la création d’un conseil ou d’un autre dispositif de participation avec des jeunes majeurs après avoir expérimenté un conseil d’enfants ou d’adolescents pendant plusieurs années.
Le développement de la démocratie participative a également motivé la création et le développement de ces conseils.